BRUXELLES Ce jour-là, il fumait des extra-lights. Et encore, avec modération. A l’instant du petit trentenaire qu’il chante fort justement, Benabar essaie d’arrêter la clope. Tout en se fâchant un peu contre le politiquement correct qui veut qu’on fasse du sport et qu’on mange sainement. «Y’a rien à faire, ça me dérange», sourit-il. Ce jour-là, il venait de mettre la dernière main à son clip (lire ci-dessous) et s’apprêtait à rentrer à Paris. Autour d’un café, dans un bistrot bruxellois, il a pourtant pris le temps de parler un peu de lui, de ses doutes et de sa petite entreprise. Rencontre.
Bénabar : Chanteur désinvolte
«Un verre de poire, ça vous tente?» Studio Acoustic, Saint-Germain-des-Prés. Dehors, il pleut des cordes. A l’intérieur, Bénabar repose les siennes, entre deux séances de travail sur la BO du film «Madame Edouard».
Interview dans CAMPUS JUILLET 2003 N°80
Propos recueillis par Pascal Bagot à l’occasion de la sortie de l’album « Les risques du métier »
Y’a un type qui squatte les charts
En deux ans à peine, Bénabar est passé du statut de jeune pousse de la nouvelle scène française à celui d’artiste reconnu. A l’occasion de la sortie de son troisième album, les risques du métier, rencontre avec cet orfèvre en chansons loufoques, homme simple et généreux, comme ses textes.
Dialogue entre Bénabar et Renaud…
À l’heure où ces lignes sont imprimées, Renaud aura vendu un million et quelque exemplaires de son “Boucan d’Enfer” de nouvel album. Un exorcisme de style intime et dépouillé, émouvant et retors, à l’image de celui que l’on a longtemps surnommé le chanteur énervé – même s’il dit ne plus l’être. Presque pas loin derrière, la bête de scène Bénabar met le feu aux planches, et promet une carrière inspirée par celle de ses modèles. Il se retrouve aujourd’hui face à l’un d’eux.




